Du jeudi 13 au dimanche 16 septembre 2012
Mais pourquoi donc organiser une cousinade party à Tulle ? Il est temps, chers cousins et cousines, de nous retrouver en association familiale, en réunion de descendants pour festoyer notre quart de siècle, nos 25 ans dans la patrie de l’accordéon. Même histoire ou culture commune … l’aïeul de Céline Dion n’aurait-il pas pu construire les marches d’accès au Cloître de la Cathédrale ?
Issus de germains, d’italiens, à la mode de Bretagne ou d’ailleurs, tous les cousins seront invités … nous sommes tous descendants de l’anche libre, notre ancêtre commun. Le lien de parenté est affirmé peu importe le degré : il est petit, grand, bon, arrière, éloigné, parfois consanguin avec ou sans la papauté.
Notre cousinade réunira des musiciens et des instruments ayant en commun un ou plusieurs ancêtres. Ce rassemblement festif sera organisé dans plusieurs lieux dans la ville ou le bayou est central et énergie.
Bisaïeul ou bisonore ?
Cousins des territoires – Vallée géographiquement idéale pour retrouver le cousin d’Amérique, le cousin émigré vers Québec, l’Acadie, les forts de l’ouest, nos cousins Huguenots, ceux du Canada qui chanteront allègrement pour construire le nouveau Tulle dans la Nouvelle France, les Etats dits Unis, les Iles et l’Amérique des Latins. Certains ont le branle poumon toujours en France, nostalgiques de la mère patrie mais pour d’autres, les deux claviers sont ancrés dans des sols d’horizons extérieurs.
Cousins migrants : tes gammes parcourent deux affinités linguistiques. Arrêtons les break ou de nous condamner au rush, ton zapping et ton parking symboles d’une société en bling. Tes claviers, eux, ne sont pas universels : boutonneux, piano, diato, chroma, systèmes multiples pour une diversité à la richesse des contrées.
Tulle : où est donc ton histoire et ton patrimoine ? As-tu oublié que tes armes ont conquis les terres de nos cousins colons ? De Québec à Port Royal, de Saint Charles des Mines à la Nouvelle Ecosse, le rêve de l’agglo par les Louis… une langue commune mais parle-t-il le même langage ? Et ce n’est pas qu’une question d’accent.
Loin d’être monolithique et teintée de tricolore, l’identité accordéon est complexe, diverse, poly-colore. N’oublions pas, chers cousins, les édifices détruits, les constructions de forts sur des collines, les nettoyages ethniques, les fuites, pour asseoir des fondations sur un billet vert … que du foin. Alors arrêtons de nous enfarger dans les fleurs du tapis et parlons vrai, retirons les oripeaux de lys de notre vieil héritage et aspirons à la fluidité de la langue de la vie : des âmes, des lames et du vent.
Cousins génétiques – Caisses exilées, claviers d’immigration, soufflets de Louisiane, couleurs des Antilles, de la Martinique et de la Guadeloupe, le grand-père nous a métissé : nous sommes du même sens, du même air, de vibrations communautaires, nous partageons la même empreinte et le même héritage. Nos différences sont devenues culturelles mais que nous soyons concertina, harmonica, serinette, bandonéon, mélodéon… nous sommes semblables, essences et libres.
Seul désaccord : certains roulent à gauche, d’autres conduisent à droite … et pourtant, ils sont dans les mêmes chars ! Mais quel cousin les a piqué, le se chicanont tout le temps asteure ?
Allez, j’viens cousiner. J’suis tombée en amour pour c’t’ instrument multiple. J’vas me sucrer le bec pendant 4 jours à Tulle et magasiner tous les soirs à la nocturne nacrée. Vive l’accordéon libre !
Laurence LAMY – Directrice
Découvrez le clip Nuits de Nacre réalisé par l’association “les Films de l’Éléphant“
Un travail insolite, inédit, un regard noir d’un mutant sur les mutants qui participe tant aux instants fugitifs de la rue, de la nuit, des visages quotidiens qu’aux vibrations des lieux qui naissent et meurent…
Une photographie qui puise sa vitalité dans le mouvement, le plaisir de la surprise, l’impertinence du regard, la liberté du langage… en tout cas l’arrivée d’un photographe au regard intime et profond qui mêle incongruité et macro-histoire, et crée sa propre dynastie.
Bill Akwa-Bétotè est un photographe des milieux, un témoin, un sujet, une langue en lui-même, pas seulement celle des images mais celle qui permet de parler de l’image dans quelque circonstance, dans quelque endroit que ce soit.
Chasseur d’images lié à la scène artistique – Jacques Matinet
http://www.billakwabetote.com/fr/portfolio-7014-0-20-nuits-de-nacre-a-tulle-du-15-au-18-09-2011
Un bilan pour se poser, pour regarder, pour comprendre, pour entendre, pour évaluer et pour se projeter…
Touches nacrées … à l’année prochaine !
