Il s’agit de l’intitulé de l’article de Barbara Guicheteau, journaliste, édité par l’Institut Européen des Métiers de la Musique, dans la revue Musique et Technique n°5 (revue professionnelle de la facture instrumentale). Cet article décline les sujets suivants :
Musique & Technique_N5 – Tulle : dernier bastion des accordéons en France
Le Bal Pépère
Fanfare hybride débridée
Quand la valse guirlande flirte avec le tango boule à facette, la biguine pas bégueule séduit le kitch musette et pendant que funk et samba entremêlent leurs pas, le tcha tcha tcha tel mambo rendra léger vo sabats… ! Un répertoire pas ringard revisité par six musiciens qui préservent l’esprit du bal : Nestor Pizzaïolo à l’accordéon et chant, Archie Sec aux saxophones, Lino Van Tuyo au soubassophone et trompette, Stanislas Slacouldous au trombone, Tristan Vandelair à la batterie, Le Gros Saphir aux percussions et tchatche… avec brio et humour. Ces six musiciens nourris d’influences variées, à la croisée du jazz et des musiques populaires du monde, nous font pénétrer leur univers sonore et visuel avec élégance et humour, produisant comme par magie sur l’auditeur ou le spectateur un profond sentiment de joie et de plénitude intérieure… C’est sur scène que Sergent Pépère prend sa pleine dimension, des costumes léchés et une mise en scène désopilante s’accommodent à merveille de leur musique généreuse.
Orchestre de rue avant tout, acoustique et mobile, ils vous surprendront certainement au détour d’une place, dans un funiculaire ou bien juchés sur un char à boeuf ! Après dix ans d’un chemin partagé, deux disques et un bon milliers de représentations en France et à l’étranger, l’aventure Sergent pépère continue, un album est sorti en 2010 « Du vent sous les robes » distribué par Avel Ouest.
Alors on entre dans la danse et on embrasse sa cavalière ou son cavalier !
21h : Chapiteau Jo Privat / Magic Mirrors
La musique d’Imaz’Elia est riche et métissée, à la croisée des chemins entre musiques tziganes, orientales et andalouses aux effusions vocales, tonalités jubilatoires et rythmes frénétiques. Les quatre grenoblois ont créé une terre imaginaire « myrmika fabuletti », nom de leur album paru en mars (harmonia mundi), véritable mosaïque de couleurs musicales. Laetita David, au chant de sirène, guitare bendir… passionnée de voyages, de chant gitan, musique orientale, rythmes africains et rock a créé Imaz’Elia en 2008 après une formation universitaire. Julien Crelin, l’accordéoniste du groupe, est un autodidacte brillant qui s’est initié au répertoire des musiques de l’Est.
Aurélien Le Bihan à la guitare, saz, bouzouki, mandoline, chœur, apporte au groupe la magie du phrasé arabo-andalou et l’énergie de la guitare tzigane. Raphaël Bayle, aux percussions et chœur, insuffle à la fois une force et une finesse de jeu par les différentes percussions utilisées. Imaz’Elia entraîne l’auditoire dans un voyage imaginaire au-delà des frontières avec poésie et humour.
Chanson Ska Musette
Après plus de six ans à colorier les scènes, écumer la rue, les cafés concerts et les festivals un peu partout en France, Place des Arts repart sur les routes avec une nouvelle formation intégrant un nouveau batteur ainsi qu’un accordéoniste et dans ses bagages, un nouveau maxi huit titres « Chanson Ska Musette ». Groupe de chanson française aux contours musicaux sans frontière, Place des Arts s’affirme par son énergie communicative et par sa facilité à jongler avec les influences et les styles, passant de la valse musette intimiste au ska-punk le plus sauvage en n’hésitant pas à faire des incursions vers le hip hop ou la musique tzigane.
Dans la lignée des Hurlements d’Léo, des Têtes Raides ou encore des Fils de Teuhpu dont ils ont partagé la scène, ces six musiciens se sont forgés une solide expérience scénique, comptabilisant plus de 250 concerts et de nombreuses fins de set acoustiques improvisées dans le public. L’énergie et la chanson comme leitmotiv’, la formule s’enrichit au gré des rencontres de nombreux musiciens et instruments pour obtenir un subtil mélange entre musique acoustique et amplifiée : au départ la formation utilise le banjo, le violon et la contrebasse. On retrouve à présent Alex à la guitare et chant, Jérôme au sax ténor et chant, Bénédicte au sax alto, clarinette et chœurs, Paulo à la basse et chœurs qui sont rejoints en 2010 par Simon (Têtes de Iench) à l’accordéon et Alban (Les Vieilles Pies) à la batterie.
Depuis sa création, Place des Arts a enregistré deux albums distribués par Mozaic Music et un maxi 8 titres. Le premier album entièrement acoustique « Cafard na hommes » a vu le jour en 2005 avec contrebasse, banjo, guitare, violon, saxos et accordéon pour un mélange décapant entre poésie et musique de rue. Le deuxième album « Demain 11 heures » est paru en mai 2008 avec guitare électrique et batterie fanfare. Les chansons sont engagées avec des envolées saxophonistiques en tout genre.
Et la route continue pour ces heureux troubadours bientôt aux Nuits de Nacre…
Alexandre BARRÉ (guitare, chant), Jérôme BIEVELOT (saxophone ténor, chant), Bénédicte HYPOLITE (saxophone alto, clarinette, babysun), Paulo VILEGAS (guitare basse, choeurs), Simon BARBE (accordéon, choeurs), Romain VIADER (batterie).
Chanson française
Avec près de 200 concerts, La Ruelle en Chantier a su convaincre par ses compositions et son énergie scénique débordante. Les travaux continuent pour cette ruelle qui présente leur tout dernier album intitulé « La vie belle » et qui donnera prochainement le « La » d’une tournée nationale.
Avec un tel nom, difficile pour La Ruelle en Chantier de dissimuler son goût pour la chanson populaire ! Depuis 2007, ce quatuor d’origine auvergnate – composé de Jérémy François à la guitare et chant, Grégory Chauchat à l’accordéon, Déborah Luca au violon et chœur, Matthieu Jallot à la basse et percussions – véhicule sa joie de vivre et son attachement pour la chanson française avec la volonté acharnée de donner au public l’envie de fredonner ses airs et l’inciter à danser.
Sous la plume de Jérémy François, les textes parlent de la vie, des rapports humains, de l’amour. Certaines histoires sont malicieuses et festives, d’autres touchantes et nostalgiques où se côtoient la guitare, la basse, l’accordéon et le violon. Leurs influences proviennent à la fois de grands auteurs de la chanson (Brassens, Brel…), mais aussi de la scène indépendante de ces dernières années (Les Ogres de Barback, La Rue Kétanou, Les Cowboys Fringants…).
Après un premier CD de six titres en 2007, le groupe a réalisé son premier album « Un demi et six pailles » en 2008 dont plus de 3000 exemplaires ont été vendus.