Mai 2011 15

Au panthéon de la musique française, Marcel Azzola fait partie de ces artistes que l’on ne présente plus : initié à l’accordéon dans les années 1930 parce que cela permettait de jouer dans les cafés et de gagner sa vie, il va connaître une trajectoire sans faute aux côtés des plus grands interprètes de la chanson française, mais aussi à la tête de ses propres projets. Aussi à l’aise dans la musique classique que dans le musette, il traverse les modes et les époques en devenant l’un des plus grands accordéonistes contemporains. Le jazz lui doit également beaucoup, lui qui fut le précurseur de l’accordéon jazz aux côtés de Michel Legrand ou de Didier Lockwood.

La liste de ceux qui ont croisé sa route est longue : Jacques Brel, Edith Piaf, Boris Vian, Barbara ou encore Yves Montand, pour n’en citer que quelques uns. Dans les années 60, il rencontrera la pianiste/violoniste Lina Bossati qui demeure aujourd’hui encore sa grande complice. Il aura également marqué le cinéma de son empreinte en participant à plus d’une centaine de musiques de films, de Jacques Tati à Claude Lelouch en passant par Bertrand Tavernier et Claude Sautet.

Récompensé à de nombreuses reprises, il est fait Commandeur des Arts et Lettres (par le ministre de la Culture française) en juillet 2007 pour sa carrière et son rayonnement international. Aujourd’hui, c’est pour nous livrer des moments choisis de sa carrière, comme un album de photos qu’on feuillette en famille, que ce grand monsieur réunit sur scène autour de lui quelques uns de ses amis et fervents admirateurs. Au delà des générations et des styles musicaux, Marcel Azzola vient partager avec nous de précieux instants de musique et de chanson, aussi bien que des anecdotes. Tous ont répondu présent pour que l’on puisse dire, encore et toujours, « Chauffe Marcel » !

AVEC UN PLATEAU PRESTIGIEUX

Marcel Azzola, accordéon – Lina Bossati, piano – Sylvain Luc, guitare – Diego Imbert, contrebasse – André Ceccarelli, batterie – Olivier Ker Ourio, Harmonica

et 4 accordéonistes :

Marcel Loeffler : Marcel Loeffler, dès son jeune âge, choisi l’accordéon comme instrument de prédilection et découvre la scène à l’âge de 8 ans en compagnie de son frère à la batterie et de son père à la guitare. Ses racines se situent bien sûr du côté du jazz manouche mais il élargi très vite son horizon en s’intéressant de très près au travail de grands musiciens américains.

On retrouve certaines de ces influences sur son premier disque solo « Vago ». Marcel Loeffler a été le compagnon de route du guitariste Mandino Reinhardt depuis une trentaine d’année au sein du groupe Sweet Chorus puis de « Note Manouche». En 2007, il reçoit le grand Prix Gus Viseur remis par Jeanette Viseur et Sanseverino.

Gérard Luc : Gérard Luc commence l’accordéon à l’âge de 7 ans. Son enfance a été bercée par la musique folklorique basque et le jazz musette. A 19 ans, il “monte” à Paris prendre des cours avec Marcel Azzola et Joe Rossi. Il poursuivra son apprentissage à l’Académie de musique de Paris, tou- jours avec Joe Rossi, Marcel Azzola et André Hastier avec qui il composera de nombreux morceaux. Il est, depuis 1975, à la tête d’un orchestre. A partir de thèmes de chansons françaises, de jazz, de folklore basque, ses frères et lui, échangent leurs influences, évoquent leur histoire respective et rejoignent leur culture commune qui, l’espace d’un album, les réunit : l’album « Nahia » enregistré durant l’été 1999.

Daniel Mille : c’est un impressionniste de l’accordéon, un amoureux des mélodies. En écho à ces quelques lignes d’une chanson oubliée, c’est bien l’émotion, la poésie, les paysages, le lyrisme, la sensualité, les instants furtifs, les climats d’entre-deux, qui guident les doigts de cet artiste ; car avec Daniel Mille, avant même de parler de style, d’instrument, de technique ; nous voyageons, nous nous émouvons nous vibrons dans un univers magnifique. Il vient de sortir un album « L’Attente » Universal Music division Classics Jazz.

Ludovic Beier : né en 1978, il a déjà derrière lui une impressionnante carrière d’artiste de jazz flirtant avec la pop, l’ethno, et le swing manouche. Véritable artiste globe-trotter il compte parmi ses expériences scéniques et studio, des rencontres prestigieuses.

Sanseverino : chant/guitare – Du jazz, du swing, des jeux de mots qui font mouche, de ses premiers arpèges, Sanseverino livre sa musique sans retenue… Clown, comédien, puis artiste aussi polyvalent que rameur, Sanseverino a attendu encore plus longtemps qu’un Georges Moustaki pour trouver véritablement la reconnaissance du public avec son style unique. Ce brillant guitariste autodidacte (guitare- banjo) a même a été « Révélation scène de l’année » aux Victoires de la musique en 2003. De concerts en albums, Sanseverino a su imposer son personnage de rigolo-grande-gueule gentiment engagé et son répertoire de jazz manouche-musette.

Spécial guest

Sanseverino, chant/guitare – Du jazz, du swing, des jeux de mots qui font mouche, de ses premiers arpèges, Sanseverino livre sa musique sans retenue… Clown, comédien, puis artiste aussi polyvalent que rameur, Sanseverino a attendu encore plus longtemps qu’un Georges Moustaki pour trouver véritablement la reconnaissance du public avec son style unique. Ce brillant guitariste autodidacte (guitare-banjo) a même a été « Révélation scène de l’année » aux Victoires de la musique en 2003. De concerts en albums, Sanseverino a su imposer son personnage de rigolo-grande-gueule gentiment engagé et son répertoire de jazz manouche-musette.

 

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