Chansons françaises
Deux gigolettes talentueuses et chouettes, deux personnalités fantasques : Isabelle & Isabelle. Elles séduisent par leurs mélodies emplies d’énergie et de complicité. Elles revisitent allègrement des florilèges de la chanson française d’influences variées dans un répertoire fédérateur et unique. Elles sont vivantes, généreuses, distillent des textes réalistes et gais à plusieurs voix et portent un regard de femmes critique et engagé de notre société.
Isabelle BERTELOOT (accordéon, chant), Isabelle PAQUOT (chant, percussions).
New Musette
« Ton image d’accordéoniste de jazz est trop américanisée (…). Redécouvres tes racines françaises. Tu dois inventer le new musette comme j’ai inventé le tango nuevo » Astor Piazzolla
« Le Musette (java, valse, complainte…) en France, le Blues aux Etats-Unis, le Tango en Argentine ont fait leur apparition aux quatre coins du globe à la même époque plus exactement au début de ce siècle. Il sont tous le fruit, la fusion, des métissages humains et culturels : les italiens et les français pour le Musette, les italiens et les argentins pour le Tango, les africains et les américains pour le Blues (…). Aujourd’hui, je crée le New Musette car j’estime que l’on ne doit plus jouer cette musique comme en 1930 et je joue cette musique en y mêlant mes plus fortes influences : Piazzolla, Coltrane, Bill Evans, Debussy … » (Richard Galliano – 1991).
Avec son accordéon, il ouvre l’espace et enfièvre le temps avec générosité. Une French Touch assurée et une Tulliste Adventure Revival inoubliable.
Richard GALLIANO (accordéon), Jean-Marie ECAY (guitare), Jean-Philippe VIRET (contrebasse).
L’accordéon dans tous ses états, toutes ses musiques, traditions, styles. L’objet Accordéons est au centre du travail de l’artiste Catherine Videlaine, sculpteur : elle le transforme, lui attribue de nouvelles fonctions à la fois objet du quotidien fonctionnel et œuvre d’art. Elle revisite, elle réinvestit un sens notoire et radicalement nouveau, puisant dans son apparente banalité une énergie et une expressivité nouvelle… design de récupération.
Elle sculpte des pièces uniques, des objets de curiosité qu’elle apprivoise et nous impose l’objet dans son mystère fondamental. Cet objet, instrument de musique devient Culture, Epoque, Empreinte de la mémoire, transmission d’émotions et transformation pour comprendre. Art conceptuel, ready-made… des concepts, des idées autour d’un objet manufacturé sélectionné et changé de contexte.
L’exposition offre une dizaine d’accordéons transformés pour devenir sculptures. Mobiles, éclairés, mis en scène, les accordéons sont les principaux acteurs. Ils sont starifiés. La transformation est un pont entre le passé et présent, c’est pourquoi certaines boîtes à soufflet émettent en sourdine, confidentiellement, une mélodie pour mémoire. Des mains d’accordéonistes jouant sur le clavier sont projetés, sans son, sur des écrans plats accompagnant ces accordéons « retravaillés », des mots, des phrases viendront ponctuer, donner quelques rythmes ou autres modulations musicales.
Merci à Catherine Videlaine de nous traduire par son talent un nouveau regard, une approche engagée, déconcertante et tellement vraie. Merci d’être le relais entre les histoires passées et présentes. Merci d’investir le lien entre l’objet et les mots nécessaires à un conditionnement ou un éclairement de notre histoire.
Laurence LAMY
Directrice des musées de Tulle
Arcadin
Réalisation d’accessoires pour la pièce Caligula Théâtre 14

De la Crevette d’Acier aux Plaisirs solitaires
Elle est seule en scène avec, pour compagnie, un piano et son accordéon qui sonne sans frontière. Elle scatte, gueule, swingue et souffle : une voix féminine portée par le toucher de claviers en parité. Tour à tour diva, rockeuse ou clown, elle se raconte tout en pudeur et fantaisie pour une visite dans une galerie de portraits.
Du frisson dans la voix et de l’humour à revendre, elle pratique goulûment le mélange et passe avec désinvolture du lyrique au jazz, des envolées tziganes à la disco avec cette touche musette distillée tout feu, tout femme !
L’rendez-vous des purs, des as, des plus chouettes, C’est à la Médiathèque tout près chez Farjou
Exposition réalisée par le Pôle Accordéons et la Cité de l’Accordéon
Le mot musette évoque immédiatement, dans l’esprit de chacun, l’instrument accordéon, la danse et ses lieux de prédilection, suscitant parfois un décor peu réel de rêves, de lumières et de paillettes. Le musette, né au début du XXe siècle, aura eu, avant-guerre, trois époques importantes. Celle des pionniers dans les années 1910, précédent les premières vedettes qui, dans les années 1920 l’ont structuré et popularisé. Celle des années 30 où sont apparus les grands stylistes qui en ont affiné le rythme et développé les harmonies. Histoire, évolution, illustrations pour comprendre cette tradition urbaine si méconnue de tous.
Je n’échappe pas à la règle, ma façon de jouer change et le dépliant devient la boîte à frissons, on appelle cela le style manouche et quand Django joue, c’est du champagne en intraveineuse. Mais c’est au Balajo, le temple du musette, que je gravis mon dernier échelon et connais la popularité. Je compose des valses qui deviendront célèbres et mon accordéon fait palpiter les battants, il récure les tripes, fait chalouper les valseurs. Jo Privat